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le monde de philippe

Alors, mystérieusement, entre en existence cette chose dans laquelle il y de la joie. Krishnamurti

Parenthèses sensibles et désordonnées 7

 

 

 

Je tiens à rappeler, après ces digressions, que mon gendarme a un goût de retours dans la bouche que par ailleurs, elle l’a pâteuse aussi. Le commissaire, un grand bonhomme aux yeux verts et doux et aux cheveux en broussaille est aussi un drôle de type qui s’arrête sans le faire exprès pour pisser ou humer l’air du temps, là où il y a une scène de crime. On appellerait, çà ma bible ; des détails intangibles sans quoi, selon moi, il n’y aurait pas de véritable marque de série romanesque et policière avec le commissaire Mérinos et le gendarme Le Notre. Le gendarme le Notre, yeux bleus gris est de taille moyenne, les cheveux bruns, noués en une natte tressée qui confine à l’oeuvre d’art le tout surmontant une femme à la tenue militaire impeccable. D’ailleurs à ce stade de l’écriture je signale ou je rappelle aux lecteurs et lectrices de leur série intérieure, que le gendarme est une gendarme. Y compris dans cette seconde scène au début d’un autre épisode :

 

- tiens vous êtes encore là vous ?

- oui, j’avais…

- une envie de pisser ?

- Comment le savez vous ?

- avec l’auteur qu’on a, faut pas être surpris.

-Nous avons encore un gars qui est encore allongé dans un tapis de feuilles sèches vu que c’est l’automne et qu’ il n’a toujours pas plu. Cette fois ci, il dort avec un râteau planté dans le dos.

- On a changé d’outil…

- oui, la dernière fois c’était une pelle.

- Là on est dans le jardinage ?

- Le badinage.

- Encore indisposée capitaine, vous ne devriez pas manger avant une scène de crime.

- Encore de mariage commissaire ?

-Non, juste de passage. La dernière fois je vous ai menti, ma fille ne se mariait pas, d’ailleurs je n’ai pas de fille.

- Sans importance, je dis ça parce que votre col est tâché.`

- Oui, je suis à fleur de peau.

- Montrez moi votre col, commissaire.

- Allons, nous sommes en plein roman, je vous rappelle.

- Oui, et c’est long de rester sur la première page.

- Surtout dans un brouillon.

- Combien de pages nous reste t il encore avant de s’embrasser ?

- Après que vous ayez vomi, si l’auteur y consent, je préfère attendre.

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Philippe Maréchal

citoyen du monde
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